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Communiquer de façon responsable ?


Aujourd’hui et plus que jamais nous nous devons d’être sensibilisés à l’écologie et à ce qu’il nous est possible d’entreprendre pour ralentir la cadence.

Beaucoup de pratiques dans le domaine de la communication sont ancrées dans l’inconscient collectif et nécessite malgré tout une refonte totale.

Vous souhaitez communiquer de façon responsable mais vous ne savez pas trop par quel bout commencer ? Madcats vous fait un petit état des lieux de cette union qu’on croit impossible !

De nouvelles réglementations.

En Europe, la publicité responsable doit répondre aux exigences de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP). Ces exigences sont : la transparence, l’éthique, le respect de la dignité humaine et des données privées. Le code ICC trouve ses limites quant au fait que cela ne concerne que le discours, d’une campagne publicitaire. Pas l’impact environnemental que son déploiement représente.

Depuis ces dernières années, il y’a eu d’énormes progrès dans la protection des données et de l’environnement publicitaire.  A ces avancées doivent s’ajouter la régulation de l’impact écologique, sujet malheureusement trop peu abordé.

La responsabilité semble toujours peser sur l’annonceur et l’agence de publicité de communication n’aurait pour rôle que celui de conseiller sur la manière d’attirer la cible avec un discours écologiste.
Ce sont tous les acteurs qui se doivent de travailler ensemble pour réaliser une campagne à faible impact écologique.

Impression et écologie.

Les encres classiques contiennent des solvants, des résines et des pigments avec additifs. Ces éléments sont polluants et l’impact reste énorme.

Plus de 20 milliard de brochures, catalogues, et prospectus publicitaires sont distribués chaque année en France.

En janvier 2019, Monoprix a décidé de supprimer les catalogues papiers de leur gamme publicitaire et cela leur a permis d’éviter l’impression de 30 millions d’unités (soit 2400 tonnes de papier).

Les initiatives commencent à se mettre en place et si les autres grandes enseignes suivent le pas, une baisse de l’impact serait notable.

Limiter l’impact de sa publicité imprimée c’est possible. Revoir à la baisse sa quantité d’impression, utiliser de l’encre végétal ou encore du papier recyclé sont autant de pistes à explorer.

Il existe également un label “Imprim’vert” qui propose un suivi de production, de l’évacuation des déchets et un regard sur la consommation énergétique de l’imprimerie.

La combinaison de ces idées permettent à elles seules de réduire l’empreinte écologique d’une communication.

L’écologie digitale.

Une campagne digitale coûte à l’environnement. 7% de la consommation électrique mondiale sert au refroidissement des datas center qui permettent à internet d’exister. Des solutions pour réduire cette surconsommation sont en cours et un internet 100% renouvelable est en chemin.

De nombreux acteurs du numériques actent pour une compensation de l’énergie nécessaire : 

  • Ecosia, moteur de recherche éco-responsable et indépendant, propose de compenser son empreinte écologique en investissant massivement dans la reforestation.
  • iMessage alimente ses serveurs en énergie verte a hauteur de 83%.
  • Fairphone, fabriquant de smartphones qui contribue à rendre l’industrie de l’électronique plus juste et plus durable.

De bonnes initiatives fonctionnent et le mouvement s’amorce même auprès des GAFA.

Google avait annoncé 100% d’énergie renouvelable pour l’alimentation des ses Datas Center en 2017. Aujourd’hui, la firme américaine n’a pas encore atteint cet objectif.

A notre niveau, la transformation se fait par de bonnes pratiques comme l’effacement des mails ou l’utilisation raisonnée flux vidéo.

Quelques clés pour communiquer de façon responsable

  • Le choix d’un imprimeur local et éco-responsable qui saura vous diriger vers du support recyclé et des encres écologiques.
  • Des visuels plus efficaces et un placement géographique réfléchi qui sauront optimiser l’efficacité de vos campagnes et permettront d’éviter la surproduction.
  • Une conception graphique économisant l’encre et le papier grâce à un design adapté.
  • Un soin logistique pour limiter le conditionnement et réduire les émissions de CO2 lors du transport
  • Un engagement de l’annonceur en favorisant l’éco-conception
  • Une étude ACV (analyse du cycle de vie), qui permet de comprendre le temps d’utilisation réel d’un objet publicitaire avant que celui-ci ne devienne un déchet.

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