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Tout surveillés sur internet

Vie privée et Internet, vers une réconciliation ?

Aujourd’hui nous nous rapprochons d’un avenir où seules quelques instances privées ont le contrôle de quasi toutes nos informations. Quel avenir pour notre vie privée ?

Big Brother is watching you

1949, dans un monde marqué par la seconde guerre mondiale, George Orwell publie son célèbre roman dystopique : 1984. L’histoire se déroule dans une Grande Bretagne totalitaire où la liberté d’expression n’existe plus. Chaque pensée ou action contre le gouvernement en place est un crime. Big Brother est partout, omniscient, et tout le monde le sait.

La protection de la vie privée n’est plus une norme

Il serait assez intéressant de voir comment Orwell réagirait s’il voyait le monde dans lequel nous courrons aujourd’hui. Un monde où son livre relève plus de la prophétie que de la fiction.

En 2010, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg déclare que « la protection de la vie privée n’est plus une norme ». Initialement, son seul objectif est de rendre le monde plus ouvert, plus connecté et donc meilleur.

Un Internet centralisé devenu obsolète

Au début, Internet était conçu afin de partager des documents scientifiques. Les tous premiers utilisateurs du réseaux se faisaient confiance. Les protocoles ont donc été conçus sans questionnement quant à la sécurité et à la confidentialité des données.

57% de la population mondiale est connectée et la confidentialité et la sécurité sont devenus aujourd’hui des enjeux majeurs.

Le réseau tel qu’on le connaît est basé sur des adresses IP. L’adresse IP c’est votre adresse sur le web. Elle permet d’acheminer des ensembles de données de l’expéditeur vers le destinataire final. Les fournisseurs d’accès gèrent un ensemble d’adresses IP et elles permettent à n’importe quel instance de connaître facilement à qui appartient cette adresse et de connaître l’identité des utilisateurs.

Ce réseau est stocké dans des centres de données présents aux 4 coins du globe et ce stockage de données n’a pas changé depuis les années 50. C’est l’internet centralisé et obsolète dont nous parlons.

 

 

Alors quel est le problème en fait ? Ces centres deviennent de plus en plus gros, et de moins en moins nombreux. Rendant ainsi le centralisation de plus en plus grande. J’imagine que vous savez de quels « gros » je parle et j’imagine que vous en dépendez aux travers les applications que vous utilisez chaque jour.  Alors, oui nos données sont de plus en plus centralisées et conservées par quelques grandes multinationales mais pas que !

L’internet que nous connaissons trouve ses limites. Ses lois sont définit par quelques grands et peut facilement être censuré.

Que font les entreprises de nos données personnelles ?

En 2019 cela fait un peu plus d’un an seulement que le Règlement Général sur la Protection des Données personnelles (RGPD) applique les nouvelles garanties votés par l’Union Européenne en avril 2016.
Elles obligent notamment les différents acteurs d’internet à demander le consentement explicite des internautes avant de donner leurs informations personnelles.

N’est ce pas trop tard ? N’avons nous pas utilisé Facebook, Twitter, Instagram des années durant sans vraiment nous demander ce à quoi on consentait réellement ?

Les données constituent un pouvoir. Et le pouvoir corrompt facilement.

Et si Zuckerberg avait raison et que la vie privée était devenu une norme sociale démodée dont les gens se foutaient royalement ?

 

Photo by Prateek Katyal on Unsplash

 

D’une part en allant sur Facebook on consent à donner nos données personnelles nous faisant miroiter que ce qu’il en adviendra est de notre propre responsabilité. En nous abandonnant aux algorithmes la charge de décider ce qui est bon pour nous ou non, on en vient à ne plus décider pour nous-même. Et que se passerait-il si les instances privées et publiques s’adjoignaient aux algorithmes pour imposer leurs règles ?

D’autre part, la vente de données aux agences de publicités permet aux GAFAM de faire rentrer beaucoup d’argent. Le fait que des entreprises telles que Facebook et Google restent gratuit, me fait dire que les données sont très convoitées et permettent d’engranger encore un bon paquet de fric. Les données constituent un pouvoir. Et le pouvoir corrompt facilement.

Vers un internet décentralisé

 

Lorsque le web a vu le jour à la fin des années 80, les utilisateurs se connectaient directement entre eux. Mais avec l’arrivé du Web 2.0 dans les années 2000, les internautes ont été de plus en plus nombreux à communiquer et à partager des informations par le biais de services tiers centralisés.

Un nouvel internet basé sur la blockchain est en train d’émerger. Un internet décentralisé et crypté changeant la façon dont nous conservons nos données et nous communiquons.

Qu’est ce que la blockchain ? La blockchain est une technologie de stockage et de transmissions d’informations. Elle est sans organe de contrôle et totalement transparente. Appliqué au réseau internet, la blockchain permet à la confiance de s’établir entre des utilisateurs distincts du système. C’est une technologie encore complexe à appréhender et je vous invite à creuser un peu plus en détails le sujet vous intéresse.

Le web décentralisé permet donc de ne plus dépendre des géants du web pour se connecter.

Il est aujourd’hui temps de moderniser l’architecture centralisée et obsolète du réseau internet actuel en la remplaçant par une technologie plus avancée, garantissant la protection de la confidentialité de nos données.

 

Sources :

https://hackernoon.com/the-evolution-of-the-internet-from-decentralized-to-centralized-3e2fa65898f5
https://www.blockchains-expert.com/quest-ce-que-la-blockchain/